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26 février 2007

Nissan Versa 2007

Texte de Pierre Roberge, rédacteur en chef

versaÀ titre d’essai routier inaugural de ce nouveau site internet qu’est Génération Automobile, il me fait plaisir de vous présenter la Versa à hayon 2007, une nouveauté occupant le bas de la gamme Nissan depuis l’automne dernier.  Elle reprend la place laissée vacante par l’ascension de la Sentra à l’échelon des compacts au sein du groupe Renault/Nissan. 

La Versa vient faire concurrence aux autres sous compacts comme l’Aveo de Chevrolet, la Fit de Honda, l’Accent de Hyundai, la Rio de Kia, la Wave de Pontiac, la Swift+ de Suzuki, la Yaris de Toyota ou encore la City Golf de Volkswagen.  Contrairement à ses modestes compétitrices, la Versa prend un virage nissan versaassurant un maximum de sécurité des occupants en offrant six coussins gonflables de série.  Les deux autres voitures de cette catégorie qui en offrent autant sont la Fit et l’Accent.  De plus, les freins ABS avec répartition électronique de force et assistance sont livrés de série en version SL (notre modèle d’essai) et en option (pour 500$) sur la Versa de base. 

nissan versaAllons y dans l’ordre chronologique des choses et voyons ensemble les caractéristiques extérieures de cette nouvelle Nissan.  Premièrement, il faut savoir qu’elle est assemblée au Mexique en reprenant des éléments de châssis provenant de Renault.  Sa devanture au design controversé ne convient pas à tous mais s’intègre bien à la signature stylistique de la marque.  Son capot est très incliné et est un peu surélevé par rapport aux deux ailes avant.  Les portières sont de bonne dimension et la ligne de toit est très haute, facilitant l’accès à bord.  Le coffre à hayon est entouré de deux feux arrière aux formes étirées mettent un point final au design hors de l’ordinaire de la Versa.

nissan versaSeconde étape ; prendre place au volant de la Versa.  Grâce à l’ouverture généreuse des portières, il est facile de se glisser dans l’habitacle.  On y est accueillit sur des sièges de tissus à l’apparence robuste et aussitôt confortables.  L’espace aux jambes est amplement suffisent pour les gens de toutes tailles et le dégagement de la tête est très respectable pour un véhicule de cette catégorie.  L’espace aux épaules et au bassin reste correct, encore là, pour la plupart des gabarits.  Par contre, on y retrouve quelques lacunes.  Premièrement, étant de taille élancée, je me suis rendu compte que le siège conducteur (ajustable en six sens manuellement, nissan versaquatre pour le passager) est un peu trop plat, ce qui empêche d’appuyer les cuisses convenablement au bout du siège.  Et le support latéral est sans doute suffisent pour les gabarits forts mais, comme je l’ai déjà mentionné, étant assez mince, mon corps glisse facilement de droit à gauche lors des manœuvres de virage. 

L’aspect visuel de la cellule du conducteur est agréable à l’œil avec les cadrans mis bien en évidence droit devant.  Le look est sportif et très aisément consultable.  Au centre du tableau de bord, par contre, ça se gâche un peu.  Si le système audio est nissan versaesthétiquement bien réalisé, on ne peut pas en dire autant du système de ventilation.  Celui-ci permet d’apporter les réglages souhaités de la façon la plus conviviale qui soit mais les contrôles sont placés sur un fond sans motif et déprimant.  Heureusement, son efficacité à répandre son souffle chaud dans l’habitacle de la Versa est bien au dessus de la moyenne, même par temps très froid. 

Devant le passager, ça ne s’arrange pas car on retrouve un énorme tableau de bord découpé d’une bande de simili fibre de carbone.  L’effet visuel n’est pas mauvais mais on aurait pu utiliser cet espace à meilleur escient, un rangement par exemple.  À ce sujet, la boîte à gants qui se trouve en bas du tableau de bord est énorme !  En l’ouvrant, on a l’impression qu’elle n’a littéralement pas de fond !  Le reste de la cabine est garni de quelques autres petits rangements mais rien en nissan versacomparaison d’une Yaris par exemple.  Les vides poches de portière sont par contre, eux aussi, de bonne dimension et on y trouve un porte gobelet du côté du conducteur et un autre du côté passager.  Deux autres portes gobelets sont installés sous le triste système de ventilation.  De plus, on peut ranger des objets à l’intérieur du mince accoudoir central rétractable et entre les deux sièges avant. 

nissan versaVient le temps de prendre la route au volant de la Versa à hayon 2007.  Le démarrage est doux, même par temps hivernal mais la mécanique 1.8 litres 122 chevaux est un peu bruyante pour les quelques premières minutes.  On engage le levier de transmission automatique à rapport variable sans efforts et tout en douceur.  L’accélérateur répond vivement dans toutes les conditions et ce qui étonne le plus est l’absence totale d’accoues de changements de rapports.  La situation nissan versaoù cette particularité d’une transmission à rapport variable devient la plus évidente est lorsqu’on se glisse dans la circulation d’une autoroute.  Avec une transmission conventionnelle, on appui sur la pédale des gaz et quand un rapport supérieur s’engage, le régime moteur s’abaisse de quelque centaines de tours minutes et les tonalités changent, le tout accompagné du temps mort que nécessite le changement de rapport.  Pas dans la Versa !  Le bruit grimpe dans les aigus d’une façon constante et ne fait que se stabiliser lorsqu’on relâche légèrement l’accélérateur une fois notre vitesse de croisière atteinte.  C’est une sensation qu’il faut expérimenter pour en saisir toutes les particularités. 

En ville, la voiture sous compact de Nissan se comporte comme une voiture plus grande que ce qu’elle est réellement.  On a l’impression d’être dans un véhicule bien plus volumineux qu’il ne l’est en réalité.  Si ce n’était pas de ses suspensions qui souffrent d’un débattement trop court, on s’y laisserait prendre.  Mais sur l’autoroute, elle se comporte magistralement bien, se comparent avantageusement avec n’importe laquelle de ses compétitrices.  On se sent bien nissan versaderrière le volant de la Versa qui n’est absolument pas ennuyée pas les vents latéraux (comme la Yaris ou l’Echo avant elle) ou le passage d’un poids lourd à côté de nous.  La tenue de route est aussi très satisfaisante lors de manœuvres d’accès sur les rampes autoroutières. 

La visibilité frontale est excellente au travers de l’immense par brise et latéralement, ça va.  Où ça se gâte un peu c’est lorsqu’on désir effectuer une manœuvre de changement de voie.  La nissan versavisibilité ¾ arrière est rendue difficile du côté gauche de la voiture à cause du pilier B très large et de l’appui tête surmontant le siège conducteur.  On s’y fait mais il m’est arrivé de n’apercevoir un véhicule qu’à la dernière minute lors d’un changement de voie côté chauffeur. 

À droite, la situation n’est guère mieux car on doit négocier avec l’appui tête du siège passager et l’imposant pilier C de la Versa.  Il est certain que les normes de sécurité structurelles des voitures de tourisme deviennent de plus en plus strictes à mesure que les années passent mais si cette situation perdure, un jour, on ne pourra plus regarder hors des véhicules. 

nissan versaEn marche arrière, la visibilité est presque nulle !  On ne voit pas grand-chose à cause des deux appuis tête des places arrière et aussi des volumineux piliers C mentionnés plus haut.  Que faire alors ?  Fiez vous aux rétroviseurs.  Celui de gauche offre une visibilité correcte mais celui de droite vous ouvre grand les yeux !  Le champ de vision est très large dans ce rétroviseur, éliminant presque l’angle mort de ce côté-là de la voiture. 

Je vous ai mentionné les freins ABS en début de texte.  Lorsque je suis rentré à la maison avec la Versa pour la première fois, ma rue était couverte d’une fine couche de neige.  Je ne pouvais pas passer à côté de l’occasion de vérifier la puissance de freinage de ce système.  J’appuyai donc violemment sur la pédale de frein et l’ABS entra en action.  Je ne vous raconte pas de bêtise en affirmant que la force d’arrêt sur la chaussée enneigée m’a réellement étonné pour une voiture de cette catégorie ; on s’immobilise presque instantanément ! 

J’ai roulé environ 220 kilomètres au volant de la Nissan Versa à hayon 2007.  Lorsque je suis allé rendre la clef après seulement quelques jours, je dois dire que j’ai eu un léger pincement au cœur car malgré ses quelques hiatus, cette petite/grande voiture est adorable ! 

En conclusion, je tiens à remercier grandement Mme Virginie Martel qui a eue la gentillesse de me prêter ma première voiture de presse.  Sans elle, ce texte que vous venez de lire n’aurait pas vu le jour.  Merci ! 

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