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11 avril 2007

Nissan Altima 2007

Texte de Pierre Roberge, rédacteur en chef

naAprès avoir fais l’essai de la Versa à hayon il y a quelque temps, de me retrouver derrière le volant de l’Altima totalement redessinée pour 2007 m’a rappelé le soir où nous avions été voir la première présentation en salle de Star Wars Épisode Un.  Mes attentes étaient tellement hautes que je suis resté sur mon appétit à ma sorti du cinéma.  Pourtant, ce film n’est pas si mal que ça au font.  On apprend à l’aimer…

naLa Versa que j’ai essayé au mois de février est, comme vous le savez, une sous compact fort bien assemblée (malgré ses petits défauts) et il était normal que je m’attende initialement à davantage de la part de la grande sœur de celle-ci.  Ma conjointe le résuma très bien après une virée d’une vingtaine de kilomètre ; on a l’impression de se retrouver au volant d’une voiture américaine.  Ne soyez pas étonnés de ce comportement car c’est chez nos voisins du sud que l’Altima est assemblée dans l’une de deux usines Nissan spécialisées dans sa fabrication. 

Cette particularité n’est pas une mauvaise chose en soit mais lorsqu’on se trouve aux commandes d’une voiture japonaise, on s’attend que celle-ci se comporte comme telle.  Mais cette façon d’être explique sans doute à elle seule pourquoi l’Altima est si populaire sur le marché américain avec des chiffres de vente très satisfaisants pour le groupe Nissan/Renault.  Dois-je mentionner que l’ingénierie de cette voiture est spécifiquement faite pour la clientèle nord américaine ? 

naMais là, on saute les étapes !  Le premier contact avec une automobile étant visuel, allons-y tout de suite avec l’analyse de l’apparence extérieure de l’Altima totalement redessinée pour 2007.  On ne peut pas la confondre pour autre chose que ce qu’elle est car ses traits rappellent beaucoup ceux des générations précédentes, surtout la partie arrière.  Elle est, selon mon humble avis, la meilleure facette du design de la voiture !  Ce postérieur est élancé et nadonne réellement une impression de vitesse, même lorsque le véhicule est à l’arrêt.  L’Altima que j’ai conduis pour une semaine complète roulait sur des pneus hivernaux performants montés sur des jantes d’alliage offertes en option sous le modèle de base (2.5 S). 

Le visage «corporatif» de l’Altima déçoit un peu par contre.  Je crois qu’il est bien dessiné, certes, mais on aurait dû lui donner une identité propre et unique, sans tenter de créer une Maxima à l’échelle 7/8ème.  Il est vrai qu’il s’intègre bien au design final de la voiture mais je suis d’avis que les nadessinateurs des bureaux d’études ont probablement manqués d’inspiration lorsque vint le temps de parfaire cette partie frontale, unna mal qui afflige plus d’un manufacturier.    

Grâce à la clef intelligente de la Nissan Altima 2007, il est devenu inutile de chercher au fond de nos poches afin de sortir un trousseau de clef pour déverrouiller la portière.  Tout ce qu’on a à faire est d’appuyer sur le petit bouton noir de la poignée (ci-contre) une fois et le loquet se dégage.  Deux pulsations déverrouilleront les quatrena portes.  La procédure de démarrage ne requière pas l’insertion d’une clef non plus mais j’y reviendrai. 

L’accès à bord est simplifié par la généreuse ouverture des portières avant.  En prenant place derrière le volant, on s’y trouve automatiquement à l’aise.  Les sièges de mon véhicule d’essai étaient pourvus d’ajustements électriques.  Les sièges sont fermes et procurent un bon niveau de confort.  L’espace réservé à chacun est ample et les accoudoirs sont bien positionnés de part et d’autre.  Le support latéral nademeure adéquat et l’espace aux jambes ne manque pas. 

Devant les yeux du conducteur sont localisées les cadrans normalement retrouvés dans toutes les voitures de cette catégorie (indicateur de vitesse, compte tours, jauge de niveau de carburant, et cetera…) en plus d’un petit ordinateur de bord.  Celui-ci vous informera de la consommation d’essence en tempsna réel, de votre vitesse moyenne lors d’un voyage, affichera la température extérieure et bien d’autres napetites informations pratiques.  C’est un gadget ô combien agréable à consulter lors de longs trajets ! 

Au centre du tableau de bord se trouvent les systèmes audio et de ventilation.  La radio s’utilise facilement et des contrôles nad’appoints sont localisés sur le volant à quatre branches, éliminant le besoin de toujours devoir se référer au tableau de bord pour les ajustements de volume ou de changements de chaînes.  Pour syntoniser une nouvelle chaîne radiophonique, par exemple, on a qu’à les enregistrer préalablement et ensuite, on peut «zapper» sans quitter les yeux de la route.  Le niveau sonore peut aussi être sélectionné au volant.  Pour la ventilation, il faut par contre baisser le regard et observer ce qu’on fait afin de bien sélectionner la fonction désirée. 

naCôté passager, on retrouve un décor sobre fort bien dessiné.  L’espace y est, comme pour le conducteur, très généreux et on s’y sent à l’aise.  Par contre, l’accès aux places arrière est un peu compliqué pour les personnes de grande taille (comme moi).  L’ouverture des portières est large mais l’espace sous le siège avant, où on doit se glisser les pieds, est exigu.  Une fois à bord, le dégagement à la tête est bon mais le siège est un peu trop plat, ce qui risque de devenir agacent et inconfortable pour les longs trajets.  On trouve par contre un appui bras central pouvant accueillir deux gobelets. 

naVient ensuite le temps de prendre la route au volant de la très séduisante Altima.  Comme vous avez pu le lire plus haut, cette Nissan est livrée de série avec la clef intelligente qui est, ni plus ni moins, qu’un porte clef semblable aux manettes de déverrouillage des portières ou à un démarreur à distance.  Vous n’avez pas besoin, encore là, de sortir celui-ci de vos poches afin de l’insérer dans la colonne de direction.  Le porte clef est automatiquement reconnu par la voiture et tout ce qu’on a à faire est d’exercer une pression sur la pédale de frein et d’appuyer sur le bouton «Start» situé où on insérerait normalement la clef.  L’Altima s’anime ! 

La voiture que j’ai essayé était le modèle de base 2.5 litres S namuni de la boîte automatique à rapports variables.  On sélectionne donc «D» et on roule.  Comme vous l’avez lu en prologue, la première impression est la déception de réellement croire conduire un véhicule américain.  Mais plus on enfile les kilomètres au volant de l’Altima, plus on s’y sent à l’aise, comme si c’était un goût qui s’acquière.  Les accélérations sont franches et la décélération l’est tout autant, au point d’en être surprenante.  La boîte CVT est extrêmement souple et la sélection des «rapports» est toujours faite afin d’optimiser l’économie d’essence.  Il n’est donc pas rare de voir des régimes moteur étonnamment bas. 

Malgré le fait que je me suis accommodé de ses caractéristiques «américaines», n’en demeure pas moins que certains aspects de l’Altima 2007 m’ont laissés perplexes.  Par exemple, elle estna très sensible aux vents latéraux et aux déplacements d’air lors des manœuvres de dépassements à l’endroit d’un camion remorque.  La Versa que j’ai conduis il y a quelques semaines ne souffrait pas de ce mal agaçant.  Aussi, la sélection de la marche arrière tarde à s’enclencher lorsqu’on la sélectionne, un délai pouvant atteindre jusqu’à deux secondes environ…  Ce n’est sans doute pas la fin du monde mais il s’agit là d’un défaut que les ingénieurs devraient réviser. 

naLe dernier point négatif à la carte de la belle Altima 2007 en est un de taille pour ceux qui doivent composer avec l’éblouissement de l’astre du jour dans la vitre latérale gauche et j’ai nommé le pare-soleil lilliputien !  Lorsque vous le détacherez de son attache au haut du pare-brise pour le placer entre vous et les rayons solaires, vous vous rendrez vite compte qu’il n’obstrue absolument rien, et je pèse mes mots !  Les concepteurs ayant remarqué cette faute ont bien inséré à l’intérieur de celui-ci une nalanguette rétractable que l’on tir afin d’augmenter le nombre de pouces carrés du pare-soleil mais elle ne couvre toujours pas assez de superficie.  Résultat, les rayons passent entre cette dite languette et le haut de la vitre latérale…  Soleil ; 1, Altima ; 0 !  Alors, si vous devez voyager avec un soleil de plomb sur votre gauche, utilisez la technique de la main posée sur le cadre de fenêtre, ça sera plus efficace ! 

Par contre, si vous n’éprouvez pas de problèmes solaires, votre vision périphérique sera excellente sur tous les angles.  Les rétroviseurs offrent une bonne couverture de ce qui se passe derrière vous et les angles morts sont pour ainsi dire inexistants. 

Lorsque j’ai ramené la «clef» de l’Altima 2007 à Nissan Canada, je dois dire que j’ai eu un napincement au cœur.  Cette voiture a sue se faire aimée à travers les 660 kilomètres que j’ai parcourus derrière son volant (entre autre un voyage d’une centaine de kilomètres dans la banlieue nord de la région montréalaise).  Si vous m’auriez demandé, dès les premiers jours de mon essai, si je vous recommandais l’Altima, je vous aurais sans doute répondu de faire l’essai d’une Honda Accord ou d’une Toyota Camry avant de faire votre choix.  Par contre, après sept jours de route, mon opinion a été renversée et je vous dirai qu’elle est un très bon achat économique pour son gabarit généreux.  Les jeux sont faits, à vous de prendre votre décision et bonne route !

 

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